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Récemment diplômé de l école d’animation 3D Studio Mercier, Mathias développe son statut d’ auto-entrepreneur. Avec cette dernière Démo, il démontre toute ses capacités à réaliser un produit de sa conception jusqu’au rendu final. Contact :

Tel : 06 51 09 42 91. / herubel.mathias@gmail.com

Tu as travaillé sur dans des grands Studios tels que Rodeo, Mac Guff, Illumination, Benuts, Mathematic Studio, Filmmore, Digital District, Mikros image, Wizz Studio, Attitude studio, … et bien d’autres, la liste est longue!

– Quelles ont été tes missions au sein de ces différents projets ?

Dans les grands Studios, nous sommes des spécialistes, c’est à dire que nous n’occupons qu’un seul poste. Comme par exemple Lighting, Texturing, LookDev… J’ai eu personnellement beaucoup de chance car j’ai toujours pu occuper 2 postes en même temps tel que LookDev/ Lighting ou Texturing/LookDev. C’est un cas de figure très rare dans les grands Studios.

– Travailler sur des films comme Valerian ou Fast and Furious doit mettre une certaine pression. Comment gères-tu cela ?

Il est vrai que dans ce genre de studios où il y a de gros projets, la pression est forte. Tu arrives dans une équipe où tout le monde a un très haut niveau. Tu as envie de prouver que tu peux être dans le même mouvement. Alors je me dis que s’ils m’ont appelé pour le projet, c’est que j’ai le niveau donc je bosse sans réfléchir. Personnellement, je prends le travail comme un jeu car j’adore ce que je fais et donc je m’éclate en le faisant, donc le stress disparaît au fur et à mesure. Dans la plupart des studios où j’ai bossé, les équipes te mettent à l’aise, ce qui permet de diminuer le stress.

– En tant que superviseur, comment gères tu ton équipe ?

En tant que superviseur, je suis de très près mon équipe. Je fais 2 fois par semaine, un daylies et j’exige que les graphistes publient tous les jours ce qu’ils ont fait pour un suivi très rapproché. J’aime bien être très proche de mes graphistes pour les mettre à l’aise. Qu’ils n’aient pas l’impression d’être abandonnés et ne pas engendrer un stress qui les empêcherait d’avancer.

– Voyager fait partie intégrante de ton métier. Vois-tu cela comme un avantage ou un inconvénient ?

En voyageant, j’ai pu rencontrer des graphistes ayant bossés dans des Studios comme ILM, Weta, Rodéo, Image Engine… La rencontre avec ces graphistes ayant un très haut niveau, m’a permis de gagner en expérience et en pratique. Les graphistes de ces studios m’ont appris des astuces, de nouvelles techniques, de nouveaux softs…Grâce à tous ces voyages, j’ai pu acquérir un meilleur niveau. Malheureusement, en France, nous faisons très très peu de longs métrages, c’est pourquoi j’ai choisi de voyager, pour pouvoir travailler sur ce genre de projets. Du coup lorsqu’on goûte aux longs métrages, il est très difficile de revenir à la publicité qui se produit beaucoup en France. Il n’y a pas beaucoup d’inconvénients à voyager mais il y en a quand même un qui n’est pas minime, c’est l’éloignement familial.

 

– Depuis le film Astérix aux Jeux Olympiques, sur lequel tu as travaillé, y a-t-il eu de grands changements dans ces métiers ?

Depuis Astérix chez Dubois, il y a eu énormément de changements dans notre métier, comme par exemple le niveau des graphistes qui sortent à peine de l’école avec un niveau assez impressionnant, ce qui met un petit coup de pression pour les seniors. Avec les nouveaux logiciels, nous pouvons faire très facilement des images réalistes. Il y a cependant quelque chose qu’on ne peut pas apprendre, c’est la perception artistique. Avant il n’y avait que 2 softs (Maya/Photoshop) contre des multitudes de nos jours comme Substance, Zbrush, Gaffer, Katana…

– Quels conseils donnerais-tu à un jeune graphiste ?

Les conseils que je pourrais donner aux futurs graphistes: la base c’est la PERSÉVÉRANCE, il ne faut jamais abandonner, il faut travailler tout le temps pour se mettre à jour, afin de ne jamais être dépassé par les nouveautés. Il faut aller chercher les informations, ne pas avoir honte de poser des questions. Il faut se fixer un objectif et tout faire pour l’atteindre. Il faut toujours se remettre en question, ce que je me dis lorsque je termine une image: « qu’est ce qu’il manque  » ainsi je cherche toujours à faire plus. Dans ma tête c’est jamais fini. Ce métier doit toujours rester une passion. Le plus important surtout RESTER HUMBLE.

Jeremy Fromentin, issu de notre promo 2009/2012 a intégré la grande famille des Minions, pour participer à l’aventure du 3ème opus. A présent, spécialiste en animation 3D, Jérémy a commencé son parcours professionnel en stage à Studio 100 en 2012, travaillant notamment sur la série Maya l’abeille. Jérémy ne s’en est bien évidement pas arrêté là. Il a intégré le master en animation des Gobelins à Annecy. C’est alors qu’à sa sortie en  2013, Illumination Mac Guff lui ouvre ses portes. Voilà maintenant plus d’un an que Jérémy travaille sur leurs plus grands projets. Jérémy est ce qu’on peut appeler un passionné! Il est dalleurs le créateur du site Films Animation.com qu’il continue de gérer durant ses temps libres.

Jérémy Fromentin, diplômé du Studio Mercier, chez Illumination Mac Guff.

Jérémy Fromentin, diplômé du Studio Mercier, chez Illumination Mac Guff.